Se découvrir par la voix

Y a t’il une méthode idéale pour libérer sa voix?

Résumer 20 ans de vie passée à explorer la musique et découvrir ma voix est à la fois terrifiant de complexité et ridicule de simplicité.

Le travail vocal, qu’on le veuille ou non, est une voie initiatique. Découvrir sa voix, c’est commencer à se découvrir soi et entamer un chemin intérieur. Le chanteur ne peut se cacher derrière aucun autre « objet vibrant » que son propre instrument, corps, esprit, énergie, émotion…Pas de prétexte, pas de protection contre ce dévoilement de notre intimité à l’autre, l’auditeur. La voix est une nudité musicale : avant de nous être débarrassés d’une certaine pudeur, nous ne pouvons jouir pleinement de ce partage intime et profond avec un public, quel que soit son nombre….

La voix raconte l’histoire de nos tensions, de nos peurs, de nos volontés égotiques, de nos frustrations… Que nous cherchions la performance vocale et le succès ou la vérité derrière notre masque…nos limitations et blocages se démasquent, nous invitent toujours à une véritable traversée intérieure.

La voix comme chemin vers soi est à la mode,  plus encore aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Les propositions d’itinéraires pour ce voyage intérieur abondent. Les concepts se multiplient. Les techniques se diversifient. La récupération de la Tradition s’accentue tant la vulgarisation de l’Ancien ou de l’Exotique est devenue rentable.

J’ai longtemps été tentée, dans mon désir de synthèse et de perfection, d’aborder tous les possibles de ces voyages vocaux : les sons taoïstes, les sons-énergie des chakras, le kototama japonais, les mantras et les syllabes sacrées de tous les pays, les techniques diphoniques harmoniques, toutes les techniques de transe accompagnées ou supportées par la voix(derviches, gospel…) Autant de noms que d’univers et de profondeurs culturelles, psychiques et énergétiques, dans lesquelles il paraît difficile d’entrer en simple «touriste ».
Les « clubs Med » sont suffisamment nombreux pour ceux qui veulent « faire » l’Inde après avoir « fait » la Chine,  ou encore « faire » du chamanisme  tout en « faisant » de la méditation…sans mépris pour les touristes et leur curiosité insatiable, j’ai préféré ne plus me disperser. Je me suis re-centrée sur quelques bases solides, le peu de certitudes qui me restaient dans mon voyage d’exploration. Et ces deux certitudes ne vont peut-être pas vous plaire.

Ma première certitude  :

  • vouloir contrôler, masquer, façonner et asservir la voix sans égard pour l’expression des douleurs et émotions refoulées qu’elle recèle est une impasse. (voilà c’est dit, pour les « techniciens purs »…)

Contrôle ou abandon?

chants

Une des certitudes que j’ai acquises en cherchant ma voix et ma voie depuis tout ce temps, est celle-ci :
C’est le degré d’attention et d’abandon dont j’ai été capable face à ma voix telle qu’elle se présente, c’est la reconnaissance de mes failles et de mes limites, de mes « tortures » posturales qui m’ont rendue perméable à une transformation véritable, celle qui était  prête à s’opérer en moi, et n’attendait que mon consentement.
Aucun travail exclusivement technique, même acharné, aucun « truc » révolutionnaire, aucun concept « transcendant » n’a libéré ma voix comme par miracle… Seule la prise de contact (sensation et conscience) avec mes limitations m’a donné un désir de sortir de ma cage corporelle, mentale et émotionnelle.

Ma deuxième certitude :

  • après 10 ans d’observation, d’essais, d’erreurs, de travail sur l’intuition et les perceptions, je suis sûre que l’approche empirique est aussi une impasse.

J’ai donc, il y a près de 15 ans, cessé d’accompagner les chanteurs et chanteuses avec un simple piano et je me suis servi, systématiquement, du test musculaire de la kinésiologie.

Deviner ce qui se passe en regardant et en écoutant quelqu’un chanter est possible. Mais avoir à son service un outil de détection et de correction immédiate des causes, physiques, émotionnelles, énergétiques…y compris celles qui remontent à un passé lointain et enfoui, est un énorme raccourci dont je ne voudrais plus me passer!

La pratique de la kinésiologie permet de dévoiler progressivement et de mettre sur le tapis et de faire le ménage de tous les complexes, inconforts, critiques, malaises, parfois traumatismes, à l’endroit de la voix et du chant. Entre la pratique de la scène (ou de la prise de parole en public) et la séance de kinésiologie, se dégagent peu à peu un espace intérieur plus libre, une confiance accrue, une reconnaissance de la beauté de ce qui est déjà là, sans oublier l’immense joie de parler ou chanter librement.

Commencez par aimer votre voix

Vouloir transformer sa voix sans l’aimer est illusoire. Vouloir grandir sans connaître son « petit » univers est inutile.
Prendre du plaisir et exprimer ce qu’on est …n’est pas une finalité mais un début. Nous ne pouvons intégrer aucune technique si elle ne répond pas à une urgence, une question, une nécessité interne.

Quelle est la vérité de votre voix ? Le cri, l’émotion brute, l’improvisation instinctive ou le contrôle du son, la tenue du souffle, la sculpture vibratoire des voyelles et consonnes ? Fils et filles de l’éducation à l’inhibition, nous avons tous besoin de désapprendre, de lâcher, de détendre et de ressentir avant d’apprendre…  en conscience.

Le corps est l’instrument de l’être. La voix en est le porte-parole… êtes-vous pressé(e) de découvrir ce qu’il y a sous le capot?

Commencez maintenant !

Votre voix vous attend après la prochaine inspiration…

EN PRATIQUE : Prenez simplement un rendez-vous en me précisant que vous souhaitez consacrer cette séance à la Libération Vocale. Nous pourrons ainsi fixer un moment et un espace avec un espace sonore libre et tranquille.

Mira

 

 

 

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