La kinésiologie est une SCIENCE SUBJECTIVE

Non, je ne vais pas vous embarquer dans un imbroglio philosophico-poétique…

Pragmatiquement, il vous sera facile de reconnaître que votre réalité est différente de celle du voisin.

La perception de la douleur est une réalité totalement subjective, que la médecine demande àchacun d’évaluer, indépendamment des données visibles et mesurables…

La manière dont nos 5 sens fonctionne est aussi subjective. Notre perception toute entière est  filtrée par nos expériences, nos charges d’émotion négative, nos croyances.

Notre langage l’est tout autant, même si les dictionnaires permettent de mettre en commun la partie émergée, intellectuelle, du sens des mots et de ce qu’ils recouvrent. Les mots sont aussi des couteaux qui peuvent faire mal, des madeleines de Proust disséminées partout dans notre quotidien, porteurs de mines intérieures prêtes à exploser ou de rêves inassouvis qui nous déconnectent de l’instant présent.

Concrètement :  votre Réalité c’est ce que vous acceptez et traitez comme réel (ou comme vrai, selon vos préférences de vocabulaire), que ce soit consciemment,  ou inconsciemment, que cela vous soit agréable ou non, que vous le désiriez ou non.

Ce que vous considérez comme imaginaire ou illusoire ne rentre pas dans le champ de votre Réalité…

Le cerveau traite le réel autrement que l’illusoire. Autrement dit, quelques soient les arguments ou « preuves » que l’on vous présente, tant que vous ne le « réalisez » pas vous-même, tant que vous ne vous mettez pas à y croire profondément, ce restera pour vous totalement irréel. C’est facile à constater  : lorsque quelqu’un disparaît sans laisser de trace, ses proches refusent souvent de le croire mort, parfois pendant des décennies. Le mécanisme du deuil fait passer les dossiers en suspens (mis en doute) à la case : réalité, que l’on peut alors digérer, traiter, guérir s’il y a lieu.

Nous,  kinésiologues, nous adressons à votre référentiel unique et l’explorons avec vous afin de trouver les relations de cause à effet réelles pour vous.

Notre tâche est compliquée par le fait que notre propre référentiel personnel nous fait parfois oublier que votre Réalité peut être toute autre. Les possibilités que nous nous laissons (ou non) de vous permettre une transformation rapide, profonde et concrète sont autant d’obstacles ou d’accélérateurs intervenant dans les résultats concrets de votre séance.

Même les mots du vocabulaire ont un sens personnel… : En testant, nous nous avançons avec précaution dans la manière dont nous pouvons dialoguer avec vous. Si recevoir des explications et rester en communication verbale peut représenter pour vous une sécurité nécessaire, nous risquons parfois de nous égarer dans le langage avec vous et de nous échouer dans le mental là où nous devrions rester dans le ressenti… Certains kinésiologues ont ainsi fait le choix de limiter au maximum les interactions verbales, ce qui peut paraître étrange lorsqu’on débarque pour la première fois, que l’on vit une séance sans vraiment comprendre,  et qu’on repart avec pour seul retour verbal : tout est ok… (j’exagère un peu, bien sûr).

La dimension du langage est pourtant une des multiples dimensions du travail. Les mots sont des couteaux, mais ils sont aussi libérateurs…

Dans votre référentiel se trouvent heureusement les actions, solutions et ressources possibles pour vous, qu’elles vous apparaissent consciemment ou non. C’est ce qui fait qu’avec un « simple » test musculaire et une solide formation à l’exploration des dimensions subjectives, en une séance vous pouvez faire le tour d’une question, découvrir les ressources et les mettre en pratique immédiatement pour un changement souvent spectaculaire.

Nous avons tellement l’habitude de traiter et considérer la Réalité comme une évidence, objective, partagée par tous, dont les lois se trouvent à l’extérieur de nous, que c’est un changement rude de considérer la Réalité Subjective.

Mais pourquoi investissons-nous tous nos efforts à conquérir uniquement des connaissances objectives, comme le fait admirablement le monde scientifique? Accoler le terme « science » à la kinésiologie va en faire bondir plus d’un… mais ce terme, qui désigne simplement la recherche de connaissance, est tellement devenu un « pré carré », sujet de luttes de pouvoir aussi souvent que de recherches passionnées, que je n’ai pas résisté à me jeter en pâture… provoquer un mouvement, fut-ce d’humeur, après tout c’est le coeur de mon métier de kinésio!

La plupart des solutions aux problèmes qui nous hantent sont pourtant subjectives! Elles dépendent de nos attitudes, de nos choix, de notre imagination, de notre vision… Elles ne coûtent pas grand chose, à part d’accepter de changer intérieurement.

Si je me suis engagée dans la kinésiologie, c’est parce que cette « science » subjective me hante depuis longtemps…Dans ma propre conscience, chaque progrès dans la compréhension, chaque re-définition de ma Réalité par la libération des Charges Emotionnelles Négatives ou la dissolution des Croyances Limitantes est comme la conquête exaltante d’un nouveau monde.

A chaque étape de libération et de simplification, les résultats obtenus par mes clients m’enthousiasment et continuent à me surprendre. Mais j’assume pleinement ce côté « enfant naïve », toujours émerveillée!